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Bulletin de l'amicale (2019) - Pour un nombre minimum de 3,300 étudiants dans le Cantal

Index de l'article

Libres propos

Pour un nombre minimum de 3,300 étudiants dans le Cantal.

Ancien élève du Lycée Emile Duclaux de 1950 à 1960 où 10% de la population passait son bac je suis parti en prépa à Clermont-Ferrand puis étudiant à Paris, puis faire mon service militaire à Offenbourg, ville de 60 000 habitants avec de nombreuses écoles d'ingénieurs.

J'ai fait une carrière moitié en France, moitié à l'étranger (Londres 11 ans, Pays-Bas 2 ans, Egypte 3 ans et nombreux
voyages professionnels). Je suis resté attaché au Cantal, cofondateur en 1974 de l'association des Auvergnats de Grande Bretagne puis en 1990 de l'Auvergne Business Club à Paris.

En juin 1982 j'ai effectué un séjour sur le Campus de l'université de Saint-Andrews (16 000 étudiants à côté d'une ville de 18 000 habitants)

Lors de ma retraite en 2003 Germaine Bourdiol, présidente à Paris des anciens élèves des Lycées d'Aurillac m'a demandé de faire une conférence sur Jules Ferry au Cercle Militaire. Me penchant sur l'enseignement secondaire et supérieur en France en 1880 au-delà de l'enseignement primaire j'ai pris conscience de notre retard historique (sauf au Moyen-Âge

!) dans ces deux domaines par rapport à la Grande-Bretagne et à l'Allemagne sans parler des Etats-Unis :

Parmi les très nombreuses contributions à ce sujet notons celle de Célestin Hippeau en 1873. Il nous demande d’abord de regarder vers les Etats-Unis qui pour une population alors inférieure à celle de La France ont 1 000 000 d’élèves dans le secondaire et le supérieur, l’Allemagne 300 000 et la pauvre France 160 000…(aujourd’hui la France consacre 1,15% du PIB à l’enseignement supérieur, les USA 2,9% la différence étant financée par le secteur privé)

Dans les années 1980 marche forcée, peut-être un peu trop rapide, en France pour rattraper le retard et conduire 80% d'une tranche d'âge au Bac mais sans la création hélas d'universités à la campagne (il y en eut deux à la mer Le Havre et La Rochelle)

A l'occasion des présidentielles de 2017 j'ai pris le thème de lutter contre la démographie déclinante des 29 département ruraux par un développement de l'enseignement supérieur in situé au côté bien sûr du développement économique mais les deux se rejoignent quand on voit le démarrage de nouvelles entreprises par des jeunes à la fin de leurs études.

Les édiles partagent ce point de vue mais restent sceptiques sur une démarche systématique nationale préférant arracher au coup par coup un nouveau département universitaire comme cela vient de se concrétiser à Aurillac avec le nouveau département cyber-sécurité de l'IUT qui va porter la population étudiante à 1500 environ.

Le sommet de l'Etat est conscient du problème et va dans cette direction mais ne veut pas non plus codifier le sujet.

Je fais donc mon Garde-champêtre et pousse un cri d'alarme pour que la population se mobilise :

Les territoires ruraux ont soif de jeunesse et de matière grise.

La Direction générale de l'Enseignement Supérieur et de l'insertion professionnelle réserve les Universités aux agglomérations de plus de 200 000 habitants.

Les Grandes Universités des métropoles dépassent le seuil de 30 000 étudiants sans gagner en efficacité (On peut lire à ce sujet l'analyse de Robert Gary-Bobo dans la revue Commentaire, N° 159, automne 2017).

La Direction générale de l'enseignement supérieur et de l'insertion professionnelle se préoccupe du maintien d'antennes universitaires dans les agglomérations entre 20 000 et 200 000 habitants mais sans retenir le critère de Département.

Les 29 départements continentaux ayant moins de 343 000 habitants représentent 10% de la population et 2% des étudiants. Le déplacement des études supérieures dans les métropoles éloigne une part vive de la population (étudiants et professeurs) de ces départements et contribue à accélérer leur déclin démographique.

Je crois qu'il faudrait un soutien de la population pour atteindre 3 300 étudiants post bac pour le département du

Cantal à l'horizon 2023

Pierre Vermenouze