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Bulletin de l'amicale (2019)

Index de l'article

 

couverturebulletinduclaux19


 

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Notre adresse

Amicale des Anciens du Lycée Emile Duclaux

B.P. 517-15005 AURILLAC CEDEX

 

SITE:

ancienslyceeduclaux.cantalpassion.com

 

 

 

Bonne Année


Tous les membres du conseil d'administration de l'amicale vous présentent leurs voeux les plus cordiaux pour l'année 2019 et vous donnent rendez-vous à la prochaine assemblée générale.


A bientôt

l'Amicale des anciens du Lycée Emile Duclaux est ouverte aux anciens élèves ainsi qu'aux personnels eneignants, administratifs et de service qui ont fréquenté le lycée au moins une année. Transmettez à notre adresse les coordonnées d'anciens prèts à nous rejoindre, ou demandez à ces derniers de le faire directement aupès de l'un des membres du bureau, ou de tout autre membre.
L'adhésion donne automatiquement accès au site et à la vidéothèque.

Editorial

Au terme de cette année du centenaire de la fin de la première guerre mondiale, je tenais à rendre hommage

à nos anciens:

- à ceux dont le nom figure sur la stèle, dans l’escalier d’honneur du Lycée, devant laquelle nous nous

recueillons chaque 11 novembre,

- à ceux, dont Émile Duclaux, qui, quelques années après l’installation du Lycée dans ses nouveaux locaux, ont décidé de fonder une amicale ayant pour but « de créer et resserrer les liens d’amitié entre les générations d’anciens et de soutenir des actions de solidarité en direction des élèves et de jeunes issus de cet établissement » (article 2 des statuts),

- enfin, à tous les anciens qui ont fait vivre notre amicale et tout particulièrement à ceux qui se sont investis dans l’organisation des manifestations du centenaire du Lycée. Ce sont eux qui, emportés par l’enthousiasme résultant du succès rencontré, ont décidé de poursuivre cet élan de solidarité en faisant revivre notre amicale, en sommeil depuis de nombreuses années.

Malheureusement, la relève est difficile à assurer.

Lors de notre dernière Assemblée générale, nous nous sommes interrogés sur la poursuite ou l’arrêt des activités de notre amicale.

Certes, notre situation financière est encore confortable, mais la question demeure du renouvellement de nos instances dirigeantes.

Malgré toutes les bonnes raisons qui auraient pu conduire à mettre en sommeil notre association, nous avons décidé de continuer.

Optimisme démesuré ou inconscience ?

Peut-être tout simplement le refus d’être ceux qui mettront un terme à une si belle aventure.

Le Conseil d’administration s’est interrogé sur les moyens pour l’amicale de se faire mieux connaître des anciens : élèves (et leurs parents), professeurs, personnel administratif et de service, tout en accentuant nos interventions traditionnelles.

Grâce à la compréhension et à l’appui de Monsieur le Proviseur, l’amicale sera désormais plus visible dans les actions de solidarité conduites en faveur des élèves (cf la synthèse de l’Assemblée générale).

Nous vous rendrons compte périodiquement des efforts réalisés et des résultats obtenus mais toute suggestion de votre part serait la bienvenue.

Et, puisque c’est la période, les membres du Conseil d’administration se joignent à moi pour former le voeu que cette nouvelle année vous apporte et à ceux qui vous sont chers, joie, santé et bonheur.

  1. JF. Balthazar.

*Merci de penser à notre trésorier qui attend votre cotisation avec impatience.

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Le lycée d’aujourd’hui

Le mot du proviseur

Les vacances d’été

L’affichage des résultats du bac, début juillet, est un des ultimes rituels qui précède les vacances d’été. Des manifestations de joie et des pleurs (de plus en plus rares) troublent alors le silence de la cour centrale ; c’est comme une rumeur sourde, émaillée de sons discordants qui enfle soudainement et s’exaspère bientôt, pour à nouveau, laisser place au silence. C’est en quelque sorte le chant du cygne de l’année scolaire. Le silence, lui, durera près de deux mois. Certes, quelques jours plus tard, à l’occasion des épreuves orales du « rattrapage », les

lieux connaissent un regain d’animation, mais une certaine torpeur s’est installée, et les ultimes psychodrames suscités par ces tardives proclamations de résultats n’y changent rien, une chape de silence s’est déjà abattue sur le lycée.

Après le 14 juillet, les allées et venues des quelques résidents ne parviennent pas à troubler le silence monacal qui semble suinter de ces vieux murs. Même les pigeons, pourtant si présents, si encombrants, si malfaisants avec leurs déjections inconvenantes, partent. L’absence des élèves leur est insupportable, ou plutôt l’absence de miettes leur est insupportable. Fin juillet, le lycée n’est plus égayé que par le chant mélodieux des corbeaux, propriétaires de ces hautes futaies qui, dans le parc, génèrent une ombre appréciée par quelques écureuils craintifs et par quelques chats errants. Parfois, la silhouette discrète du proviseur-adjoint apparaît furtivement derrière une fenêtre. On peut le rencontrer tard le soir, l’esprit accaparé, perdu dans le labyrinthe des emplois du temps de l’année à venir qu’il s’échine à rendre meilleurs pour le bien-être de tous. Début août, il n’y a plus âme qui vive.

Le réveil est brutal. Vers le vingt août, le coeur du lycée bat à nouveau mais sur un rythme qui ne lui est pas habituel. On est loin de la litanie des sonneries qui découpent la journée en séquences immuables. Le lycée va vivre quelques jours sur un rythme moins contraint, moins prévisible, plus musical. Le règlement intérieur n’est plus d’actualité, c’est le régime de la transgression qui s’installe. Le théâtre de rue investit le temple du savoir et le débraillé a désormais pignon sur rue. Il ne s’agit pas d’une invasion mais d’une location consentie, fruit d’une convention qui lie le lycée à l’association Eclat, organisatrice du Festival International de Théâtre de Rue d’Aurillac. Les premiers arrivants sont les plus discrets. Ce sont les membres de diverses compagnies dont les spectacles font partie du programme officiel. Ils occupent les dortoirs ; le matin ils déambulent gentiment sous les coursives avant de prendre leur petit déjeuner au foyer des élèves. Plus tard ils partent en ville préparer leurs représentations. Ceux-là ne font que passer. D’autres, issus de troupes moins prestigieuses, campent parfois sur les pelouses et donnent leur spectacle sur place.

Ainsi, cette année, un collectif de petites compagnies s’est installé dans le parc (Collectif des arts foux). A l’ombre des arbres séculaires, les chats errants durent partager l’espace avec les « itinérants intermittents » du spectacle.

Les félins n’eurent pas à s’en plaindre. Partageant la même nonchalance, et la même soif d’indépendance, ils cohabitèrent sans difficulté. Le temps du festival, cette faune cosmopolite et très urbaine anima le parvis du lycée avec un enthousiasme bon enfant. Portés sur la communication, aimant la discussion, ces « gens du voyage » venant d’Allemagne, d’Espagne ou du Danemark prenaient langue sans ambages avec les indigènes pour s’informer des us et coutumes locales. Le fonctionnement du lycée les intéressait particulièrement, leur pratique de la langue française permit des échanges intéressants. Pendant quelques jours ce fut, pour reprendre le titre d’un roman d’Antoine Blondin, « L’Europe buissonnière ».

Une architecture fragile, précaire et improvisée modifia pour un temps l’atmosphère solennelle générée par la façade intimidante du lycée. L’installation de barnums, de toiles de tente, d’une scène champêtre et de guirlandes fit oublier l’aridité et la géométrie implacable des murs… Un camion de pompier allemand, oh combien vétuste !, réaménagé en camping-car, stationnait le long de la haie de lauriers et renforçait l’aspect folklorique du campement. Son chauffeur, un sexagénaire placide aux allures de gourou (catogan poivre et sel, culotte de peau et rangers délacés) était souvent assis sur un siège pliant à l’ombre de la carrosserie cabossée.

Économe de ses mouvements, il semblait méditer en fumant et en buvant de la bière pression. Les allées récemment bitumées étaient recouvertes de pièces de moquette multicolores ; des bambins, peu surveillés, les arpentaient en se chamaillant. Le public, un peu perdu, croisait des comédiens grimés et costumés.

Le lycée vécut pour un temps dans une ambiance de guinguette. On pouvait boire de la bière (allemande), manger (« La meilleure pizza de l’univers »), assister à des spectacles, écouter de la musique, discuter avec des gens ouverts et cultivés… Le dépliant publicitaire, distribué à l’envi, présentait ainsi les genres de proposés :

« Acrobatique, Butoh (?), Clown, Danse, Marionettes (avec un seul n), Musique, Théâtre, Restauration et Buvette »... Le proviseur et le proviseur-adjoint à pied d’oeuvre pour préparer la rentrée travaillèrent ainsi dans un climat de fête assez inhabituel. Ils purent assister, durant leurs récréations, à de brèves représentations (certaines ne duraient pas plus de cinq minutes). La programmation témoignait de beaucoup d’éclectisme, d’autodérision et de cosmopolitisme: Surfingthe street (Cie el Tioteo), Happy stoto (Cie Rita Buqu), La vie en

rose d’Augustine (Cie Stradetella), Altar pièces (Cie Theatrum Elasticum), Cirque Ritalino (Nike Herrberg), Kaspar c’est moi ! (Cie Nuage Fou),Teatime (Cie La Dame perchée), Feu magique (Cie Duo Vendora). Cette effervescence se poursuivait tard dans la nuit, sur les programmes cet avertissement : « ! Fête tous les soirs ! à partir de 21.30 ; Mercredi-Électro Swing, Jeudi - Funky Techno, Vendredi - Cumbia, Samedi - Bal Curiex».Tout cela pouvait paraître ésotérique. Les non initiés les plus tolérants décelaient à travers ces vocables une

poésie et un théâtre d’avant-garde non dénués de charme, les autres dénonçaient l’abus d’anglicismes et le dilettantisme de ces « saltimbanques sans envergure ».

Tout finit par rentrer dans l’ordre quand revint le temps plus prosaïque de la prérentrée. Un autre collectif prit possession des lieux, un autre langage se fit entendre, plus limpide, moins abscons : lundi – RGPD (Règlement Général sur la protection des données), DHG (Dotation horaire globale), PPMS (Plan particulier de mise en sûreté), TRMD (Tableau de répartition des moyens par discipline), PPCR (Parcours professionnel, carrières et rémunérations, IMP, STS, AED, CVL…

Le lundi, donc, celui de la dernière semaine d’août, le festival avait vécu. Le lycée retrouvait son calme d’avant la tempête. Aucune trace tangible des « arts foux » n’était perceptible dans le parc, à croire que cette parenthèse n’avait été qu’un mirage. Au fil des jours, le lycée redevint très scolaire. A l’arrivée des élèves, début septembre, la routine s’installa pour de longs mois. Les pigeons retrouvèrent leur pitance et les corbeaux leur public.

Le Proviseur

Serge Vignaud

 

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L’amicale, fidèle partenaire des concours littéraires

Chaque année, au mois de Mai, la remise des prix des concours littéraires « A vos plumes » et « Graines de poètes » est un moment fort et privilégié de la vie du lycée. 2018 n’a pas manqué à la règle laissant l’auditoire admiratif du réel talent de nos jeunes auteurs.

« A vos plumes » :

Ce concours réservé aux élèves du Lycée E. Duclaux a inspiré 24 élèves. Onze nouvelles ont été sélectionnées et figurent aujourd’hui dans un recueil. Si les années précédentes, les textes étaient empreints d’une certaine noirceur ou cruauté, ceux de la 18ème édition connotent une certaine gaieté et de l’optimisme….

Pour établir le palmarès, le choix du jury a été difficile en raison de la qualité de tous les textes :

  • • Le Grand Prix « A vos plumes » a été décerné à Armelle Lallemand (classe de Seconde) pour « Autant en emporte le temps »,
  • • Le Prix Spécial du Jury est venu couronner Clara Cellier (classe de Seconde) pour « La foule des visages oubliés »,
  • • Le Prix de l’Amicale des Anciens remis par Marie Daguzon et André Balthazar membres du jury, a été attribué à Solal Moins-Raphanel (classe de terminale L) pour « Soldats ».

Soldats Là-haut, la tourmente, l’ouragan invisible, un monde à part. Les soldats se forment, prennent leurs positions au bord de la citadelle de fumée grise, le regard dans le vide. Armés du froid glacial, d’un courage inébranlable et d’un coeur de glace immuable, ils se lancent. C’est le grand saut. Un instant où tout semble vide, ne plus exister. Celui qu’on ne fait qu’une fois, dont on se rappellera toute sa vie. Je sens le vent nous embaumer doucement mais sûrement, je peux voir les autres compagnons qui sautent eux aussi, qui jaillissent à côté de moi. On fend la bise, on descend sans s’arrêter, avec la conviction qu’aujourd’hui, on est utile. On en a mis du temps, à se former, à s’équiper. Pourtant, nous sommes prévus, à l’heure, survolant et attaquant un monde que l’on ne connaît pas. Un monde que je découvre au fur et à mesure de ma descente. Je ne pense plus à rien, me laisse guider, je fais des ritournelles, danse une valse au milieu de mes frères et soeurs, oubliant tout, ne laissant que la beauté de mon éternel présent m’enrober, me protéger, me guider.

Soldats

Tout d’un coup, elle est là. La bourrasque. Elle arrive, elle m’emporte, je me débats, rien à faire. Je me retrouve perdu au milieu de mes camarades, malmené par un vent que je ne connais pas. Ce vent, celui qui nous maintient en l’air, qui ne nous fera jamais atterrir, ce maudit vent qui ne nous fera jamais le plaisir de nous emmener là où on veut. Une seule

solution : s’offrir à lui, se laisser guider. Moi et mes camarades fermons les yeux, on s’abandonne à la Borée, au Burga. On laisse notre âme – image un peu surfaite, vous me l’accorderez – aux dieux.

Quelques moments plus tard, je me réveille. Engourdi par la lente descente et l’absence de mouvement, c’est avec beaucoup d’efforts que je me remets en place. J’ai échappé au vent. Il m’a laissé, abandonné. Je vois les autres compagnons qui fendent le blizzard loin de moi, et je décide de les rejoindre. Je me propulse de tout mon poids vers l’avant, je me rapproche du sol, avec une certaine précipitation. La plupart de mes frères d’armes sont à terre, immobiles. Il y a encore plusieurs mètres qui me séparent du sol. J’arrive. Je me pose, avec légèreté, la tête en direction du ciel d’où je viens. Je ferme les yeux, lentement, une dernière fois. Les enfants m’admirent, je suis une sorte de rêve éveillé pour eux, un rêve froid, un rêve où le bonheur est congelé, omniprésent. Je suis la hantise des camionneurs des routes de campagnes, le cauchemar des bus, et aussi du concierge qui tous les matins me pousse hors du chemin jusqu’aux salles de classe. Je suis la neige.

Solal Moins-Raphanel

« Graines de Poètes » :

Le concours « Graines de Poètes » existe depuis 17 ans et cette année encore, il a séduit plus de 250 lycéens issus de huit lycées cantaliens.

Pourquoi se présentent-ils ? Pourquoi s’intéressent-ils à la poésie ? Afin de tenter de répondre à ces questions, quatre élèves du Lycée E. Duclaux ont participé à une vidéo diffusée lors de la remise des prix du concours.

Si les thèmes d’inspiration sont différents, il ressort de ces entretiens un réel besoin de communication, d’expression et de création assouvi pleinement par nos jeunes au travers de leurs oeuvres. (Ceci est plutôt rassurant à l’heure actuelle où nous nous inquiétons sur le comportement des adolescents utilisant de façon abusive les réseaux sociaux numériques pour communiquer).

Le jury devait choisir parmi 40 poèmes (5 par établissement).

La sélection a été faite comme suit pour ce très bon « cru » 2018 :

  • • Prix « Graines de poètes » remis à Clara Cellier du Lycée E. Duclaux pour « Cendres de Vie »
  • • Prix « Jeune talent » décerné à Armelle Lallemand du Lycée E. Duclaux pour « Songe profane »
  • • Prix « Orphée » attribué à Anastasia Kiporenko du Lycée E. Duclaux pour « A rhumour ».

NB : un prix « Orphée » a été attribué au meilleur poème de chaque établissement.

Ci-dessous les poèmes sélectionnés :

André Balthazar

lallemand

Prix « Jeune Talent »

Songe profane

Kiporenko

 Prix « Orphée »

À rhumour

cellier


Prix « Graines de poètes »

Cendres de vie

 

Les murs sont prisons, le ciel est de fer,

Mon coeur bat mal, manque des temps.

La Terre est de plomb, privée d’atmosphère,

Ce matin luit un soleil rouge sang.

Et les nuages blancs et gris,

Linceuls des jours passés,

Murmurent au travers de la pluie

De sombres légendes oubliées.

Mon coeur bat mal, marque des pauses,

Une oppression infime et profonde.

Peu à peu la certitude s’impose :

Je suis étrangère à ce monde.

Les cris, les trottoirs, le métro,

Les moteurs qui grondent.

S’éteint progressivement le chant des oiseaux,

Découvrant peu à peu l’oeuvre immonde.

Où se sont donc cachées les étoiles ?

Un à un mes doutes se fondent,

J’observe ces milliers d’ombres pâles :

Je suis étrangère à ce monde.

Trop souvent je ferme les yeux,

Pour ne plus distinguer les fumées,

Les hommes fantômes, corps comateux,

Les sonneries et contraintes imposées.

Cette certitude me blesse en douceur,

À mesure que sur l’eau se répand l’onde,

Elle étend son emprise sur mon coeur :

Je suis étrangère à ce monde.

Armelle Lallemand

 

Ô, bienvenue, mon cher rhume.

Ça fait longtemps qu’on n’s’est pas vu.

L’automne dernier t’en souviens-tu ?

Tu m’as choisie, j’étais émue.

Mes petites mains avaient si froid,

J’étais saisie, toute tremblante.

Je m’ennuyais en file d’attente,

Un simple baiser sur ma tempe…

Ça te dit rien ? Oh, quel dommage.

C’est vrai que tu t’arrêtes pas à ça

Papillonnant Casanova,

J’étais tombée malade de toi !

Anastasia Kiporenko

J’erre, sans but précis,

Déambule dans la ville,

Dans les rues bercées par la nuit,

Où des heures durant je m’exile.

Mes chaussures claquent,

Contre l’asphalte sombre,

Où titubent les insomniaques,

S’égarant derrière leur ombre.

Au-dessus de tous les toits,

Voluptueux, plane l’espoir,

Dans ses vapeurs de soie,

J’ai cru l’apercevoir.

Mais alors, résonnent dans mon âme

Tombent dans mon esprit,

Glissent contre le macadam,

Les douze coups de minuit.

La vie me rattrape,

Elle s’écoule dans le sablier,

S’est ouverte cette trappe,

Vers la réalité.

Dans ma léthargie,

Dans mon infinie torpeur,

J’ai cru en la vie,

À l’épilogue de mes peurs.

Mais en ce soir de décembre,

Par ce froid grisant,

Ont laissé place à des cendres

Mes espoirs brûlants.

Clara Cellier


 Nos anciens ont aussi du talent

Oyez !

Oyez ! Enfants du monde

Le lent crépitement

Du chêne qu’on abat.

Oyez ! Gens d’alentour,

Les sanglots lourds

De ses frères qui pleurent.

Oyez ! Vieillards dociles,

Le silence pesant

De la source tarie.

Oyez ! Sur le sable souillé,

Le cri d’effroi

Du goéland qui meurt.

Oyez ! Dans vos mémoires,

Les trilles enjoués

De l’alouette grise.

Oyez, mes frères,

Le chant lugubre

De son rêve déçu.

Oyez ! Mes camarades,

Qui sourd de nos campagnes,

Ce timide murmure.

Oyez ! Dans le lointain

Tous les fils de la terre

Crier leur désarroi.

Debout ! Jeunes et vieux,

Debout !

Sortez de vos chaumières,

Serrez les rangs,

Ensemble, il faut changer de cap

Et retrouver la foi.

Laissez-moi.

Laissez-moi

Jouer à cache-cache avec dame infortune,

Echapper à l’ennui, à la décrépitude

Et au fatal déclin.

Laissez-moi

Croquer à pleines dents le fruit de l’espérance,

Et retrouver heureux, au fond de chaque rêve,

Le velours du désir.

Laissez-moi

Fragile cerf-volant, épris de liberté,

Quelques heures durant, au soleil de l’été,

Jouer avec le vent.

Laissez-moi

Courir dans le ruisseau et gravir la colline

Jusqu’au bord des nuages, écouter le tonnerre

Et voir tomber la pluie.

Laissez-moi

Décréter jour de fête le banal quotidien,

Animer le concert, chanter toute la nuit,

Au milieu des amis.

Laissez-moi

Juste un moment de plus, un instant de répit

Pour saluer encore, du haut de mon grand âge,

Les couleurs de la vie.

 

Aimé AUDIT – Normalien à Duclaux

 

Promotion 53-57

« Mélodies à la volette »


L’association sportive « les Francs-Joueurs »

Rapport d’activités 2017-2018

121 licenciés avec 47 filles et 74 garçons, la parité n’est toujours pas atteinte, mais l’écart entre le nombre de licences filles et de licences garçons a tendance à diminuer.

Comme les années précédentes, nous avons participé au championnat de district d’Aurillac avec les 5 Lycées du Bassin dans les activités suivantes : handball cadets, rugby cadets, volley-ball filles, handball filles, basket filles, football excellence avec la section sportive, cross, raid Cantal aventure, badminton, natation.

Notre participation au niveau du district cette année a montré une forte implication des filles dans les sports collectifs. Les résultats en témoignent.

PALMARES

Niveau départemental :

Volley-ball filles 1ère / Handball filles 1ère / Basket filles 1ère / Rugby cadets 2ème / Cross : 3ème /Natation : 2ème

Niveau académique :

Volley-ball filles 3ème / Handball filles 2ème / Basket filles 4ème / Rugby cadets 2ème

Le bilan du palmarès 2017-2018 permet de constater des résultats encourageants au niveau des filles qui se traduisent en ce début d’année par une forte mobilisation de leur part. Les objectifs cette année seront :

1) confirmer, voire améliorer les résultats des équipes Volley-Ball filles, Handball filles et Basket filles au niveau académique.

2) Remobiliser les garçons pour améliorer la participation au niveau du district.

A ce jour deux journées ont été organisées avec une bonne participation à la journée nationale du sport scolaire le 26 septembre 2018. Quatre équipes sont engagées pour le raid Cantal aventure àvenir le 3,4 et 5 octobre.

La situation financière de l’association est saine malgré des dépenses en constante augmentation (prix de licence unss, frais de déplacements, équipements nécessaires à la pratique des activités dans le cadre de l’association sportive, en particulier un jeu de maillots pour une équipe féminine)

Nous remercions une fois encore l’association des anciens du lycée pour son soutien financier qui permet à nos jeunes d’exprimer leurs qualités jusqu’au plus haut niveau de compétition.

Merci aux familles qui cotisent, merci aussi aux personnels de l’établissement pour leur investissement dans les différentes tâches inhérentes au bon fonctionnement de l’association.

francsjoueurs1959 1960

Equipe de rugby des Francs-joueurs 1959-1960.

 

 

 

 

 

Le secrétaire de L’Association Sportive.

Jacques Mazelier


La chemise blanche.

J’avais sept ou huit ans, je ne sais pas exactement : pendant quatre ans, tout a été tellement pareil.

Si l’occupation principale de ma mère était le tricotage, celle de mon père était le ravitaillement. Dès qu’il avait quelques heures de répit dans son travail, il battait la campagne pour ramener un litre de lait et quelques oeufs. Souvent, nous allions à pied, à Saint-Jean de Dône où il connaissait quelques paysans.

A la sortie de la ville, on montait une côte de trois ou quatre kilomètres et nous arrivions à un carrefour : nous étions sur la crête. La route devenait plus facile. A cet endroit, elle était bordée par une haie de sapins.

Ce jour-là, il faisait beau, ce devait être l’été. Comme souvent, arrivés aux Sapins – c’est ainsi qu’on appelait cet endroit - mon père décide de s’arrêter un moment pour souffler un peu. Il s’assoit sur le bord de la route et moi je gambadais dans les parages. Et j’aperçois dans le pré, de l’autre côté de la haie de sapins, un morceau de tissu blanc, en plein soleil. Je m’approche ; c’est une chemise qui me paraît en excellent état. Je me penche pour la ramasser. Et à ce moment, je les vois.

Ils sont dans la haie, à plat ventre, tête nue, trois hommes, en uniforme vert, jeunes. Il me semble qu’ils rient. Devant eux, un fusil-mitrailleur pointé vers moi.

J’ai l’impression de me liquéfier, mes jambes fondent, je suis paralysé.

Mon père a tout vu. Tout doucement, il m’appelle ; tout doucement, je reviens vers lui ; tout doucement, nous reprenons le chemin de Saint-Jean de Dône, sans nous retourner, sans un mot. Près de vingt ans plus tard, je suis en treillis kaki, béret noir et pataugas avec une douzaine d’hommes dans un village de la Grande Kabylie que nous occupons. La population est composée essentiellement de femmes et d’enfants. Il y a Slimane. C’est un petit Kabyle aux cheveux très courts et très bouclés. Il a sept ou huit ans. Il joue souvent avec nous.

Et puis, il y a tout à coup, ce pistolet-mitrailleur braqué sur lui. Je sais que l’homme qui le tient n’est pas un fou furieux, qu’il est pacifique, que son arme est pour l’instant inoffensive, qu’il rit, qu’il fait ça par jeu…

Qu’a éprouvé Slimane ?

Moi, je me suis revu dans cette prairie ensoleillée, penché sur la chemise blanche.

 

Extrait de « Chroniques du 25 de la rue des Dames – Michel Delbos (Promotion 1953-1957 des Normaliens internes au lycée Emile Duclaux) – Editions de La Flandonnière.


La chittagong fiber s’exporte vers l’ouest

Mon cher Alphonse …

La Chittagong Fiber Corporation (CFC) s’est fixé pour objectif d’augmenter le volume de ses ventes de textiles à l’international de 30 % en 3 ans.

Chittagong (1976)

C’est dans ce cadre qu’une mission m’a été confiée, qui consiste à étudier les possibilités d’exporter des cotonnades vers des pays européens peu visités jusqu’à présent.

La CFC dispose d’une assise solide dans un building flambant neuf de verre fumé aux bureaux design équipés des derniers outils informatiques et multimédia. La plupart des cadres supérieurs ont été formés aux États-Unis et, même s’ils ont gardé leur accent bengali, on pourrait par moment se croire en Californie.

La rue cependant nous rappelle à la réalité, choc thermique dès que l’on quitte le royaume de l’air conditionné, choc de la pauvreté étalée nuit et jour sur les trottoirs, choc de voir des « rickshaws », ces petites carrioles tirées par un être humain vêtu de guenilles.

La limousine noire avec chauffeur est là devant l’immeuble pour me conduire dans les administrations en compagnie d’un collaborateur qui me facilitera les contacts. Et là encore, c’est le paradoxe : immeubles lézardés datant de l’époque de l’empire des Indes, escaliers crasseux où les crachats de bétel ont laissé des traces rougies.

Une équipe pléthorique d’employés envahit les vastes bureaux qui nous ramènent à la fin du 19ème siècle. Tout marche ici au ralenti au rythme de quelques vieux ventilateurs qui pendent du plafond et qui s’échinent en vain à rafraîchir l’atmosphère.

Des piles de dossiers jaunis, qui penchent dangereusement, s’entassent sur les armoires et les fonctionnaires de service continuent de remplir des feuilles et des feuilles qui finiront par faire écrouler l’édifice précaire.

Tout est fait ici pour donner un emploi à chacun, depuis le porteur de classeurs jusqu’au « tea boy » qui, toutes les deux heures, propose un thé au lait aux administratifs qui n’auront pas ainsi à se déplacer.

Il me faut généralement plusieurs heures pour obtenir les quelques tampons officiels qui me permettront d’officialiser les documents que je présente. Mais, comme la notion de temps ici ne compte pas, j’ai appris en quelques mois à gérer mon stress et à gagner en philosophie.

Le week-end, mon boss et son épouse m’invitent dans leur club. Ce sont des inconditionnels du golf, et ils m’entraînent sur des parcours de rêve, maintenus dans un état impeccable par une armée de jardiniers. Les caddies donnent d’excellents conseils sur le club à choisir en fonction de la distance et, quand ils s’amusent entre eux à taper dans la balle, on voit qu’ils possèdent un style parfait que je n’arriverai jamais à acquérir.

Je n’ai encore eu que très peu de temps pour visiter le pays et réserve ce plaisir pour la dernière semaine de mon séjour, une fois mon stage terminé.

Voilà en quelques flashes mon quotidien à Dacca, qui me permet d’approcher une civilisation très différente de la nôtre, dans ce pays musulman où le fanatisme n’est pas de mise.

Je suis toujours étonné que la vue de la richesse n’entraîne ici aucun regard d’animosité de la part de la population, comme si l’essentiel pour eux n’était pas l’argent, comme s’ils acceptaient leur sort misérable avec résignation, en pensant à un monde meilleur. L’influence hindouiste serait-elle encore présente ?

Voilà, mon cher Alphonse, les dernières nouvelles.

Je t’espère en excellente santé.

Michel Solanet


Des nouvelles du Lycée

Résultat du BAC 2018

Séries

Nombre de Candidats

Taux de réussite

Mentions

Taux de réussite

AUVERGNE

Taux de réussite

NATIONAL

Série L

23 candidats

100,00%

(2017 : 87,8 %)

1 mention TB

4 mentions B

10 mentions AB

93,9 %

90,7 %

Série ES

78 candidats

96,20%

(2017 : 93,00% )

4 mentions TB

12 mentions B

24 mentions AB

92,9 %

90,3 %

Série S

117 candidats

96,60%

(2017 : 97,50%)

29 mentions TB

16 mentions B

33 mentions AB

93,3 %

91,8 %

Total

218 candidats

96,80%(2017 : 94,70%)

 

93,2 %

91,1 %

Effectif Année scolaire 2018/2019

Classes de Seconde : Evolution Rentrées 2016 / 2017 / 2018 :

 graph1

• 8 classes de seconde dont l’effectif varie de 31 à 35 élèves

soit un total de 264 élèves (une diminution de 23 élèves

par rapport à 2017 soit – 8 % ; alors qu’à la rentrée 2017,

cet effectif avait augmenté de 37 élèves soit presque 15 %

par rapport à la rentrée 2016).

Classes de Première

• 1 classe de première Littéraire

• 3 classes de première Economique et Social

• 4 classes de première Scientifique.

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Classes de Terminale

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• 1 classe de Terminale Littéraire

• 2 classes de Terminale Economique et Social

• 4 classes de Terminale Scientifique.

 

Au total, le lycée compte 708 élèves (en baisse de 10 élèves par rapport à 2017)


Libres propos

Pour un nombre minimum de 3,300 étudiants dans le Cantal.

Ancien élève du Lycée Emile Duclaux de 1950 à 1960 où 10% de la population passait son bac je suis parti en prépa à Clermont-Ferrand puis étudiant à Paris, puis faire mon service militaire à Offenbourg, ville de 60 000 habitants avec de nombreuses écoles d'ingénieurs.

J'ai fait une carrière moitié en France, moitié à l'étranger (Londres 11 ans, Pays-Bas 2 ans, Egypte 3 ans et nombreux
voyages professionnels). Je suis resté attaché au Cantal, cofondateur en 1974 de l'association des Auvergnats de Grande Bretagne puis en 1990 de l'Auvergne Business Club à Paris.

En juin 1982 j'ai effectué un séjour sur le Campus de l'université de Saint-Andrews (16 000 étudiants à côté d'une ville de 18 000 habitants)

Lors de ma retraite en 2003 Germaine Bourdiol, présidente à Paris des anciens élèves des Lycées d'Aurillac m'a demandé de faire une conférence sur Jules Ferry au Cercle Militaire. Me penchant sur l'enseignement secondaire et supérieur en France en 1880 au-delà de l'enseignement primaire j'ai pris conscience de notre retard historique (sauf au Moyen-Âge

!) dans ces deux domaines par rapport à la Grande-Bretagne et à l'Allemagne sans parler des Etats-Unis :

Parmi les très nombreuses contributions à ce sujet notons celle de Célestin Hippeau en 1873. Il nous demande d’abord de regarder vers les Etats-Unis qui pour une population alors inférieure à celle de La France ont 1 000 000 d’élèves dans le secondaire et le supérieur, l’Allemagne 300 000 et la pauvre France 160 000…(aujourd’hui la France consacre 1,15% du PIB à l’enseignement supérieur, les USA 2,9% la différence étant financée par le secteur privé)

Dans les années 1980 marche forcée, peut-être un peu trop rapide, en France pour rattraper le retard et conduire 80% d'une tranche d'âge au Bac mais sans la création hélas d'universités à la campagne (il y en eut deux à la mer Le Havre et La Rochelle)

A l'occasion des présidentielles de 2017 j'ai pris le thème de lutter contre la démographie déclinante des 29 département ruraux par un développement de l'enseignement supérieur in situé au côté bien sûr du développement économique mais les deux se rejoignent quand on voit le démarrage de nouvelles entreprises par des jeunes à la fin de leurs études.

Les édiles partagent ce point de vue mais restent sceptiques sur une démarche systématique nationale préférant arracher au coup par coup un nouveau département universitaire comme cela vient de se concrétiser à Aurillac avec le nouveau département cyber-sécurité de l'IUT qui va porter la population étudiante à 1500 environ.

Le sommet de l'Etat est conscient du problème et va dans cette direction mais ne veut pas non plus codifier le sujet.

Je fais donc mon Garde-champêtre et pousse un cri d'alarme pour que la population se mobilise :

Les territoires ruraux ont soif de jeunesse et de matière grise.

La Direction générale de l'Enseignement Supérieur et de l'insertion professionnelle réserve les Universités aux agglomérations de plus de 200 000 habitants.

Les Grandes Universités des métropoles dépassent le seuil de 30 000 étudiants sans gagner en efficacité (On peut lire à ce sujet l'analyse de Robert Gary-Bobo dans la revue Commentaire, N° 159, automne 2017).

La Direction générale de l'enseignement supérieur et de l'insertion professionnelle se préoccupe du maintien d'antennes universitaires dans les agglomérations entre 20 000 et 200 000 habitants mais sans retenir le critère de Département.

Les 29 départements continentaux ayant moins de 343 000 habitants représentent 10% de la population et 2% des étudiants. Le déplacement des études supérieures dans les métropoles éloigne une part vive de la population (étudiants et professeurs) de ces départements et contribue à accélérer leur déclin démographique.

Je crois qu'il faudrait un soutien de la population pour atteindre 3 300 étudiants post bac pour le département du

Cantal à l'horizon 2023

Pierre Vermenouze


La générosité des lycéens de Duclaux

A la fin des années 90, l’association pour le don de sang dans l’Education Nationale (ADOSEN), fondée

dans le Cantal en 1984 sous l’égide de la Mutuelle Générale de l’Education Nationale (MGEN), décide

d’effectuer des actions de sensibilisation et d’information dans les établissements publics d’enseignement

secondaire et supérieur du département .

Concrètement à Emile Duclaux, c’est l’envoi de cartes-anniversaires aux 18 ans, des interventions

auprès des terminales, la présence de bénévoles lors des collectes. Les proviseurs et infirmières qui se

succèdent, les enseignants et les élèves jouent le jeu.

Après des débuts timides, 13 présentés en octobre 2001, la réussite est là. 42 présentés en mars 2002. Je

peux écrire au proviseur « Des contacts sont noués avec votre établissement ». Ils vont s’affirmer au fil des

années. Notre équipe ADOSEN s’étoffe. Les interventions, plus brèves, ont lieu la veille de la collecte

au début d’un cours ou à la fin. Les réactions des élèves et de leurs professeurs sont toujours positives.

Quelques nombres : 25 mars 2004 : 46 présentés dont 37 élèves sur 92 majeurs

15 mars 2007 : 48 présentés sur 92 majeurs soit 52 % (je rappelle qu’on n’accepte plus les moins de 50

kg ce qui écarte du don un certain nombre de jeunes filles)

Le meilleur résultat qui permet à Duclaux de détenir « le ruban bleu de la générosité » ?

Il a été obtenu le 24 mars 2011 : 62 présentés sur 86 majeurs soit plus de 70%. Pourcentage national ? 4% !

Deux brefs souvenirs personnels pour finir :

Sur le lit, à la fin du don, une jeune fille sanglote. Je m’inquiète : « Tu as mal ? » « Non ». « Alors, pourquoi pleures-tu ? » « Je suis heureuse, je viens d’effectuer mon premier geste citoyen ! »

A la fin d’une intervention, j’entends courir derrière moi : « M’sieur, m’sieur ? » « Oui ? » « Je veux donner, mais vous ne me prendrez pas ! » « Et pourquoi donc ? » « Je n’ai que 17 ans et demi ! » Il m’a fallu expliquer encore et encore : « Vois-tu, c’est ainsi, la loi française… » Je ne suis pas sûr d’avoir convaincu ma jeune lycéenne.

Mais vous comprenez sans doute à présent pourquoi « l’ancien de Duclaux » continue malgré le temps

qui passe avec ses copains de l’ADOSEN 15, à frapper discrètement à la porte des salles de notre cher

bahut « On peut entrer ? Nous sommes les bénévoles du don du sang, les malades ont besoin de vous… »

Maurice Durand


 

Devoir de mémoire et devoir d’Histoire au Lycée Emile Duclaux

commemoration 2018A l’occasion du centenaire de l’armistice de la Grande Guerre, les élèves du Lycée Emile Duclaux d’Aurillac ont été invités - vendredi 9 novembre - à prendre part à la cérémonie commémorative d’hommage à leurs glorieux aînés et professeurs tombés au champ d’honneur. Ce moment solennel et empreint d’émotion, en présence de nombreuses personnalités, s’est accompagné d’une lecture de lettre de poilu.

Le devoir d’histoire a ensuite pris le pas sur le devoir de mémoire. A l’invitation de M. Serge VIGNAUD, proviseur du lycée, Michel PROMERAT, ancien IA-IPR d’Histoire-Géographie de l’Académie de Clermont-Ferrand, a tenu en haleine son jeune auditoire dans le cadre d’une conférence intitulée 1918 : Sortir de la guerre ? « Pour les soldats, la guerre n’est pas terminée, elle sera là toute leur vie » affirme ce dernier abordant successivement les événements qui ont conduit à l’armistice, les conflits qui lui ont succédé et la perpétuation de la guerre dans les corps meurtris et les mémoires. Celui-ci a alors insisté sur la nécessité de perpétuer ces cérémonies d’hommage et a demandé aux jeunes générations de veiller à transmettre le souvenir de ce conflit qui marqua leur pays il y a maintenant un siècle. « La vie vous appartient » conclut-il devant son assistance émue.

Pour Sarah, élève de Première littéraire au lycée, « C’était une poignante matinée de commémoration. La cérémonie et la conférence nous ont permis de nous rendre compte que la guerre n’est pas si loin derrière nous, qu’elle nous concerne tous, et qu’il est de notre devoir, à nous les jeunes, de veiller à ce que son souvenir ne tombe pas dans les oubliettes de l’Histoire. ». La paix est sans doute à ce prix…

Rédaction de l’article : Clara Cellier, Sarah Garrouge, Camille Garnault, Armelle Lallemand, Zoé Lafont et Fanny Théol


Synthèse de l’Assemblée générale du 10 juin 2018

Le Président remercie les membres présents et leur souhaite la bienvenue

Il ouvre la séance à 10h 30 et procède à l’examen des points inscrits à l’ordre du jour.

Un moment de recueillement est observé en mémoire des amis qui nous ont quittés depuis la dernière Assemblée générale : Ch.Beaufort, André Lac, Marie Pounhet

Il présente les excuses du Proviseur du Lycée, de Marcel Bac, de Jean Baysse, de Nicole Cussat, d’Albert

Daudé, de Georges Fialon, de Christiane Mayenobe, d’Yves Rigal, et de Philippe Roucarie.

  1. I) Rapport moral et point sur les activités 2017-2018 :

- Gérard Bioulac au Conseil d’administration du Lycée,

- Jean Besson à l’Assemblée générale de Cantal passion,

- André Balthazar auprès des services du Lycée pour recueillir des informations sur la vie au sein

de l’établissement destinées à alimenter le site internet,

- Divers membres à la cérémonie du 10 novembre en mémoire des anciens élèves tombés au cours

des derniers conflits.

Au cours de l’année écoulée, le Conseil d’administration s’est réuni 4 fois.

Au cours de ces séances, il s’est attaché à poursuivre les actions de l’amicale en faveur des élèves et à rechercher les moyens de développer la notoriété de l’association afin d’attirer de nouveaux membres.

Pour ce qui concerne les actions en faveur des élèves, comme les années antérieures, l’amicale a subventionné les concours littéraires « A vos plumes » et « Graines de poètes ». A la suite d’une réunion avec le Proviseur du Lycée et la professeure documentaliste, il est envisagé que l’actuel concours de nouvelles réservé aux seuls élèves du Lycée Emile Duclaux soit élargi à un concours de poésies.

L’Assemblée générale approuve cette proposition et souhaite que les livres offerts portent le timbre de l’amicale.

La subvention attribuée à l’association sportive des Francs Joueurs a été reconduite.

Parmi les moyens visant à faire mieux connaître l’amicale et ses actions tant au sein du Lycée qu’à

l’extérieur, il convient de citer :

- la publication du bulletin annuel diffusé au-delà des seuls membres de l’amicale,

- les articles de presse rédigés par Maurice Durand,

- le site internet dont le nombre d’inscrits et la consultation continuent à croître (199 fin mai 2018,

soit 17 nouveaux inscrits sur un an). Le Président se fait l’interprète de l’ensemble des membres pour

remercier Jean Navarre de son investissement,

- notre participation à l’opération « portes ouvertes » organisée par le Lycée à destination des futurs élèves et de leurs parents qui a permis l’adhésion d’une ancienne élève. Le Président remercie Gérard Bioulac, André Balthazar, Alain Faubladier et Georges Fialon qui ont assuré la permanence.

- l’organisation d’une compétition de golf sur le parcours de Vézac qui a réuni 28 participants, grâce à l’implication d’Alain Faubladier,

- la poursuite de la mise à jour de la photothèque par Jean Besson,

Au-delà de ces manifestations, l’amicale a été représentée par:

- Gérard Bioulac et André Balthazar dans le groupe de travail constitué par la Maison des lycéens pour installer une vitrine dans le hall de l’établissement destinée à recevoir des instruments scientifiques,

Après discussion le rapport moral est approuvé à l’unanimité.

  1. II) Rapport financier :

    Le trésorier indique qu’au 31 décembre 2017 l’amicale comptait 112 adhérents dont 97 à jour de leur cotisation. A ce jour, 75 cotisations ont été enregistrées. Comme les années précédentes un rappel sera adressé aux retardataires à la rentrée.

    Il présente le résultat de l’exercice arrêté au 31 décembre 2017 (cf ci-dessous).

    Les produits diminuent significativement (de 2926 à 2476 euros soit – 15,4 %) et les dépenses un peu moins (de 3016 à 2915 euros, soit – 3,3 %). Le déficit se creuse donc, passant de -90 à – 439 euros.

    En conséquence, les réserves de l’amicale, tout en restant conséquentes, se réduisent également

    passant de 8472 à 8033 euros. Il décline les divers postes de dépenses et de recettes et répond aux questions.

    Le Président remercie Charles-Vincent Peytavy..

    L’Assemblée générale ayant donné son accord à la désignation d’un contrôleur des comptes, Ginette Durand est élue, à l’unanimité, pour 3 ans à partir de l’exercice 2018-2019. Le Président la remercie.
    ===========================================

    Produits 


    cotisations
    produits financiers


    Charges
    frais divers de gestion

    frais affranchissement
    frais de réception

    bulletin annuel

    soutien aux élèves


    Résultat


    BILAN

    net disponible . . . . . . . 

     

    ==================


    2015

    2925,00 
    69,43
    2994,43


    882,44
    528,00
    147,87
    774,14
    1370,00 
    3702,45

    -708,02


    31/12/2015 
    8561,84
    2016 

    2875,00  
    51,67
    2926,67


    285,32
    522,40
    118,03 
    770,69
    1320,00 
    3016,44

    -89,77


    31/12/2016
    8472,07 
    2017

    2425,00
    51,43
    2476,43


    340,90
    372,10 
    81,67
    782,52 
    1330,00 
    2907,19

    -430,76


    31/12/2017
    8033,01

III) Fixation de la cotisation annuelle :

Après discussion, l’Assemblée générale décide de maintenir à 25 euros la cotisation annuelle.

IV) Evolution de l’amicale :

Lors du dernier Conseil il a été décidé d’évoquer la question de l’avenir de l’amicale en Assemblée

générale.

Afin d’alimenter la réflexion, le Président distribue un document récapitulant les évolutions du nombre de membres, les résultats financiers des dernières années et les actions réalisées par l’amicale.

Une large discussion s’engage dont il résulte que :

- majoritairement, l’assemblée souhaite la poursuite de l’activité de l’amicale,

- soit étudiée la possibilité d’un publireportage présentant l’amicale et faisant appel aux bonnes

volontés,

- l’utilisation des réseaux sociaux soit évoquée lors de la présentation de l’amicale aux professeurs à l’occasion de la réunion de rentrée organisée par le Proviseur du Lycée,

- soit étudiée la possibilité de concevoir quelques objets susceptibles d’être vendus au bénéfice de

l’amicale.

Ces différentes mesures complètent celles rappelées dans le rapport moral et dont l’assemblée souhaite

le maintien.
V) Renouvellement du 1/3 des membres du Conseil d’administration :

Les membres du Conseil d’administration dont le mandat est renouvelable cette année sont : André Balthazar, Marie Daguzon, Maurice Durand, Alain Faubladier, Christiane Mayenobe, Yves Rigal, élus lors de l’assemblée Générale du 7 juin 2015.

Nicole Cussat a fait part de sa démission du Conseil d’administration tout en restant membre de l’amicale.

Le Président rappelle son attachement sans faille à l’amicale où elle a assumé diverses responsabilités, dont celles de trésorière adjointe et de trésorière. Il souligne son intérêt pour la poésie et les remarquables poèmes publiés dans la revue de l’amicale. Cet intérêt se manifestait aussi par sa participation aux jurys des concours littéraires. Il exprime les regrets de l’ensemble des participants devant cette décision et la remercie de son action.

Maurice Durand lit quelques poèmes de N. Cussat.

Actuellement, le Conseil d’administration compte 13 membres.

Le Président informe l’assemblée du souhait de Marie Daguzon de ne pas se représenter.

Il rappelle sa carrière et son attachement au Lycée où elle a été élève et professeur. Il souligne son implication au sein du Conseil et dans la bonne marche de l’amicale où elle a assumé diverses responsabilités, notamment vice -présidente, secrétaire et représentante de l’amicale pour les concours littéraires. Il exprime les regrets de l’ensemble des participants devant cette décision et la remercie de son action.

Yves Rigal n’a pas fait part de son souhait d’être reconduit dans ses fonctions au sein du Conseil.

Ont accepté le renouvellement de leur mandat : André Balthazar, Maurice Durand, Alain Faubladier, Christiane Mayenobe.

Le Président les en remercie et souligne leur apport personnel dans le fonctionnement de l’amicale.

Jean-Pierre Sainte- Marie présente sa candidature.

Aucun autre participant ne présentant sa candidature, l’Assemblée générale élit à l’unanimité : André Balthazar, Maurice Durand, Alain Faubladier, Christiane Mayenobe, Jean-Pierre Sainte-Marie membres du Conseil d’administration.

  1. VI) Questions diverses :

Le Président présente à l’assemblée le projet de création d’une université dans les départements ruraux

initié par Pierre Vermenouze, baptisé « Opération Campus ». Il précise que le Conseil d’administration

a marqué son intérêt pour cette initiative à laquelle il propose de s’associer le moment venu. L’Assemblée

générale approuve cette décision.

Plus aucun point n’étant inscrit à l’ordre du jour et plus personne ne demandant la parole, le Président remercie les présents pour leur participation aux débats et lève la séance à 12h 30 .

NB : l’intégralité des travaux de l’Assemblée générale est consultable sur le site internet de l’amicale.

Composition du Conseil d'Administration
Année scolaire 2018-2019

MEMBRES ELUS :


Président
:

BALTHAZAR Jean-François

Le Mazet 15150 SIRAN

Tél.: 06 31 11 11 30

Email


Vice-président :

DAUDE Albert

24 , rue Louis Masson 95600 Eeaubonne

Tél.: 06 81 63 59 19


MAGRIN Jean-Claude

9 bis, rue des Cours Communes 92380 GARCHES

Tél : 06 65 05 74 44

Email :


Secrétaire
:

BESSON Jean

6, rue de Fraissy 15000 Aurillac

Tél.: 06 32 55 24 68

Email


Secrétaire- adjoint :

BALTHAZAR André

10 rue CH Dullin 15000 AURILLAC

Tél.: 04 71 48 42 10

Email


Trésorier
:

PEYTAVY Charles-Vincent

10 rue Raymond Bastid 15000 AURILLAC

Tél.: 06 87 22 52 71


Trésorier-adjoint :

BONAFE Jean-Paul

13, rue Charles Dullin 15000 AURILLAC

Tél : 04 71 48 28 62

Email :


Autres membres :


BIOULAC Gérard

20 av du Golf 15130 YTRAC

Tél.: 04 71 47 70 91

Email


DURAND Maurice

11 Route de Pons 15120 Montsalvy

Tél.: 04 71 49 21 65

Email


FAUBLADIER Alain

28 Allée Couderc 15130 ARPAJON sur CERE

Tél.: 04 71 64 15 15

Email

FIALON Georges

Brau 15290 La SEGALASSIERE

Tél.: 04 71 62 23 38


MAYENOBE Christiane

2 rue Roche Taillade 15000 AURILLAC

Tél.: 04 71 63 44 34

Email


SAINTEMARIE Jean-Pierre

BP 17 – 15130 ARPAJON sur CERE

Tél : 06 07 17 34 99


Presidents d’honneur


AMOUROUX Jean-Pierre

Rue du Plomb du Cantal 15800 VIC Sur CERE


DELCAIRE Roger

8, avenue des Réaux 15250 Jussac

 

seconde7 2016 2017

seconde7 2017 2018

Personnel 1952 1953