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Les élèves écrivent

Les élèves écrivent

À vos plumes et Graines de poètes, deux projets soutenus par l'amicale

Depuis 20 ans maintenant, les projets "À vos plumes" et "Graines de poètes", respectivement concours de nouvelles et de poésie, proposent aux élèves du lycée Émile Duclaux de soumettre leurs écrits à des critiques curieux et enthousiastes. Les délibérations du jury sont toujours des moments d'échanges uniques où la perspicacité rivalise avec l'analyse.

Chaque concours a sa pâte. À vos plumes, qui fête ses 20 ans cette année, donne l'occasion de raconter une histoire, de créer un univers. Être édité dans le recueil que le lycée fait paraître chaque année laisse aux participants un souvenir particulier, les témoignages des anciens candidats et lauréats qui nous parviennent à l'occasion des 20 ans du projet en sont la preuve. Une édition anniversaire, sous presse au moment où nous écrivons ces mots, doit mettre à l'honneur ces 20 ans de création.

Graines de poètes est un concours départemental. Les élèves de plusieurs lycées joutent depuis presque 20 ans pour proposer des textes courts et incisifs. Illustré par leurs pairs, le recueil Graines de poètes témoigne de la diversité de leurs inspirations.

En valorisant l'écrit à travers la création d'une nouvelle ou l'art du langage à travers la poésie, ces projets perdurent grâce à l'investissement de tous, élèves, organisateurs et partenaires.

L'Amicale des Anciens fait partie des anges gardiens de ces concours, toujours à l'écoute des organisateurs et soucieuse de récompenser les participants à leur juste valeur. Nous l'en remercions et souhaitons bon vent à son nouveau bureau !

Participation de l’Amicale des Anciens à « A vos plumes 2020 »

100 de participation à l'édition du recueil et 110 de bons d'achat à la librairie Point-Virgule.

60 pour le Prix de l'Amicale des Anciens :Poucoumiak Tø Zao Fluiz Farshneister de Maurin GILLES 30 pour le Prix du Public, Correspondance de Fanny THÉOL

20 au Grand Prix À vos plumes Chaos sentimental de Clara CELLIER

 21 image10Participation de l’Amicale des Anciens à « Graines de poètes 2020 »

210 de bons d'achat à la librairie Point-Virgule 60 pour le Prix de l'Amicale des Anciens

Le voyageur céleste de Severin LEBRETON 60 pour le Prix Graines de poètes  Exode poétique de Clara CELLIER

30 à chaque élève dont le poème a été sélectionné :

Le regard de Fanny THÉOL

Il vécut de Sébastien LAROQUE

Soir rouge de Léonie ESCUROUX

Mesdames Briat et Polfer

Marie-Hélène Lafon et le Lycée Emile Duclaux

Marie-Hélène Lafon est née à Aurillac en 1962. Jusqu’à ses 18 ans, elle habite une ferme du Nord-Cantal. Ses études

l’amènent à Saint-Flour puis la Sorbonne où elle obtient un doctorat ès Lettres. Aujourd’hui agrégée de grammaire, Marie

-Hélène Lafon enseigne les lettres classiques à Paris et travaille à son œuvre littéraire, depuis l’âge de 34 ans. Son département, ses rivières, sont les décors de plusieurs de ses romans : « Ces lieux façonnent des gens un peu verticaux, austères et tenaces… C’est un fond dont je ne me suis jamais départie, et le travail d’écriture, depuis plus de vingt ans, m’y confronte constamment […] ; ce nord du Cantal, ce pays perdu à mille mètres d’altitude, est fondateur. » (1) Cet écrivain original peaufine inlassablement ses écrits, en quête d'absolu : « Mon travail, c'est le corps-à-corps avec le texte, jusqu'à l'éreintement. Je lâche prise par épuisement. » Intarissable sur le sujet, elle renchérit : « Il faut que l'écriture soit la plus maigre possible. Je cherche à faire respirer la phrase, à la pousser à bout. Flaubert for ever !» (2)

En 2005 et 2012, invitée par les professeures documentalistes, Marie-Hélène Lafon est venue au lycée Emile Duclaux pour présider le jury du concours A vos plumes. Elle y est venue également deux fois pour travailler directement dans des classes avec des enseignants de français. En 2012, elle nous avait confié qu’elle écrirait une histoire où le vieux lycée d’Aurillac serait présent…

2020 est venue, avec pour cette auteure et son dernier roman le prix Renaudot ! Histoire du fils, un siècle de saga familiale entre Figeac, Chanterelle, Aurillac, et Paris. « Histoire du fils sonde le cœur d’une famille, ses bonheurs ordinaires et ses vertiges les plus profonds, ceux qui creusent des galeries dans les vies, sous les silences. » (3)

Dans le roman, le lycée (de garçons ou Emile Duclaux) est cité plusieurs fois. Il est le lieu de la rencontre entre deux des personnages principaux, Gabrielle Léoty et Paul Lachalme, dont naîtra « Le fils », André Léoty. Pages 155 et 156(4) vingt lignes sont consacrées à deux photographies. La première est celle de la classe terminale 1, en 1920-1921, au lycée Emile Duclaux.

Heureuse coïncidence, cette année 2020 fêtait les 20 ans du concours de nouvelles A vos plumes. Marie-Hélène Lafon a écrit pour Mesdames Briat et Polfer, professeures initiatrices et organisatrices du concours depuis deux décennies, une très belle préface au recueil paru en décembre dernier. La voici pour les lecteurs et lectrices du Bulletin de l’Amicale :

 
Vingt ans.

À vos plumes a vingt ans. Nous entrions dans le siècle et dans le millénaire ; nous en avons désormais grignoté deux décennies.

Des saisons ont coulé sur le Lycée Émile Duclaux, ses élèves, ses professeurs, ses proviseurs, et son cdi qui fut et demeure le lieu de la conjuration textuelle et l'épicentre du séisme narratif.

Des saisons ont coulé, des hivers plus ou moins carabinés, des printemps éruptifs, des étés capiteux, des automnes incommensurables. Les auteurs des nouvelles de la cuvée inaugurale ont largement plus de trente ans et inventent à Aurillac ou ailleurs dans le monde des vies que l'on souhaite à la mesure de leurs rêves.

Gageons que tous se souviennent, dans un coin d'eux-mêmes, d'avoir un jour osé, oser se lancer, y croire, commencer, suivre une piste, entrevoir un personnage, camper une situation, fo- menter un coup de théâtre, aiguiser un suspens, affûter un dialogue, peaufiner une chute carrément magistrale. Toutes et tous ont cherché le mot juste et sa juste place ; ils ont taquiné le point, la virgule, et peut-être même le point-virgule ou le point de suspension. Ils ont traqué le cliché et débusqué le truisme.

C'est du travail patient et têtu, c'est de la joie aussi, quand on sent que ça tient, que ça prend, qu'une tension s'installe ou qu'une émotion est dite et sera partagée sans être galvaudée ni bradée. C'est le métier de vivre qui rentre et l'horizon qui s'élargit. C'est une chance à saisir, un risque à courir et un luxe nécessaire.